Si je vous dis que je suis née de la poussière d’étoile, allez-vous me croire ? Si je vous dis que je suis née d’un regard, alors vous n’aurez pas le choix, il va falloir vous faire à l’idée que la véritable naissance n’est pas celle qu’on croit. Mes yeux se sont ouverts à Paris, mon âme au Canada. Mon nom vient d’ailleurs, je suis issue d’une famille de voyageurs.

Je me promène, je n’aime pas les frontières, si le monde n’était qu’un seul et vaste jardin, alors je vous invite à me suivre dans ses méandres à la rencontre de ce que vous voudrez voir.
Écrire n’est pas encore ma raison de vivre, c’est simplement l’oxygène qui me permet de respirer. Écrire c’est se souvenir, c’est construire l’avenir, mais c’est aussi, pour moi, ma façon d’aimer. Seriez-vous surpris d’apprendre que face à vous je ne saurai pas parler ? Pour pouvoir vous dire, il me faut une plume et une feuille de papier.
Souvent il m’arrive de penser à vous, regards inconnus, mains dissimulées…dans ces instants, du fond de mon boudoir, toute en dentelle et en velours je traverse le miroir, j’ai rendez-vous dans une autre réalité. Je mets des mots sur vos images, peut-être est-ce vous qui mettrez maintenant des images sur mes mots ? Je vous propose un voyage, un instant de liberté. Je vous invite à vous installer pour vous permettre de rêver.

«…je cherche à vous distraire pas forcément à vous plaire. Votre route est rocailleuse, le fardeau lourd à porter. La routine est ennuyeuse, votre voisine est prétentieuse, la mouette souvent rieuse ! Trop haute est la muraille, la montagne infranchissable. Je vous vois souffrir, les mains ensanglantées par votre escalade de cette paroi de pierres friables. La mer déchainée ne peut que vous noyer, vous engloutir. Les sables vous ensevelir. Est-il envisageable, tout simplement, de vous tourner vers les étoiles, de suivre l’oiseau lyre ou de vous laisser conduire vers le risque d’ouvrir un noble livre ?» (L’effeuilleuse, oct 2011).